Les « nuits morvandelles » de Faboluss

 

Fabrice Bolusset, alias Faboluss est né le 30/04/1967 en Bourgogne. En 1985 il étudie la photographie à l’école Icart Photo de Levallois (92) puis devient pendant trois ans l’ assistant du photographe Alain Ernoult (world Press 1985) sur des reportages aussi variés que les Jeux Olympiques de Séoul et Calgary, le Gp de F1 deRio , l’armée de l’air ou les plus beaux villages de France vus d’hélicoptères.

Une des "nuits morvandelles".

Une des « nuits morvandelles ».

Premières parutions en 1990 grâce au magazine de bord d’air Afrique qui publie ses reportages sur le Bénin, le Togo et la Mauritanie. Changement de sujet en 1991,ce sont les automobiles qui occuperont désormais le viseur de son Nikon. En 20 ans ses photos se sont étalées sur 10000 pages de magazines tels que Auto-moto, Paris Match, Automobiles classiques, Gti mag, Nitro Auto Nostalgie, Car and Driver.

C’est pour s’évader de ces 20 années de tôles qu’il débute en 2009 une série d’images en noir et blanc sur le thème des nuits morvandelles. C’est un retour aux sources, sur la terre de ses ancêtres. En 1880 Adrien Randon : le grand père de son grand père était garde forestier et habitait le chalet de Breuil à une époque où le Morvan abritait encore des loups. C’est un souvenir à chasser de sa mémoire, sous peine de crise cardiaque, lorsque l’on photographie au milieu de ces vastes forêts, dans l’obscurité la plus totale. Seule la lumière des flashs dessine le granit, les écorces, les turpitudes de l’eau, pour animer ces lieux magiques qui abritent le saut de Gouloux, le dolmen Chevresse, la roche des fées, la pierre qui vire…

Il y a aussi les rives du lac de St Agnan, décorées de bois flottés aux formes énigmatiques. Un peu plus loin, à la sortie d’un bois hanté par une souche aux allures de lion, se trouve son refuge : « Les  Valtats ». C ‘est un héritage d’où émane cette douce sensation : « Ici, il n’ y a  pas d’ailleurs ! »

Christian Caujolle (Ancien directeur artistique, créateur de l’agence Vu et commissaire d’expositions) parle ainsi de son travail  : « Très photographique, exaltant les possibilités du noir et blanc dans la lignée d’un Michel Semeniako, votre travail fait preuve d’une maîtrise très savante de la lumière et d’un beau sens de la révélation des matières. Vous construisez un univers à la fois féerique et sensuel et l’on a envie de voir au mur, de beaux tirages aux noirs profonds. »